Année 2016 


Ateliers d'été 2016

 29 - 31 juillet 2016 

ART ET TECHNIQUE

procès de la modernité

De quoi l'art contemporain est-il le nom ?

Saint-Amant-Roche-Savine

"Fait social" par excellence, l'expression artistique symbolise toujours son contexte historique : elle est - comme on dit  - "le reflet de son temps".

Les peintures préhistoriques représentaient des animaux à une époque où l'obtention de nourriture n'allait pas de soi ; les sculptures de la Grèce hellénistique témoignaient d'une humanité en quête d'idéaux ("le vrai", ou "le beau")... Mais que peut-on dire de l'art de notre temps, celui qui mobilise autant les fonds publics (le FNAC et les FRAC) que le mécénat d'entreprise (par exemple en France la fondation Louis Vuitton) ?

A son sujet, l'expression '"art contemporain" est communément utilisée. Curieuse formule : comme si, en effet, toute expression artistique n'était pas contemporaine de son époque ! Le mot mérite d'être questionné. 

Il nous incite du moins à penser que notre époque cultive l'obsession de l'actualité, sans tirer d'enseignement du passé ni respecter les générations futures. Le fait - par exemple - qu'à notre époque on enfouisse dans le sous-sol des tonnes de déchets qui seront radio-actifs pendant des millions d'années nous fait déduire que "l'art" que célèbre cette époque ne peut être que "rivé au présent"... par conséquent dépourvu de tout sens et de toute authenticité. Pour reprendre la formule ellulienne, "l'art contemporain" est à la fois l'empire du non-sens et un authentique outil de propagande du système technicien.

Principalement consacrés à cette thèse, nos prochains ateliers d'étése dérouleront en Auvergne, précisément à Saint-Amant-Roche-Savine,commune située entre Clermont-Ferrand et Saint-Etienne, dans le cadre du festival d'art populaire de la Belle-Rouge.

Comme lors des précédentes éditions (dans la Champsaur en 2014 puis à Notre-Dame-des-Landes en 2015), nos ateliers rassembleront trente personnes, dont vingt membres de notre association.



Assises nationales 2016

 16 et 17 septembre 2016 

Technique, médecine et santé

Les envers d'un mythe du progrès

Dans un grand nombre de pays industrialisés, l’espérance de vie plafonne, ou diminue, tandis que dans la classe moyenne américaine traditionnelle, autrefois fer de lance du progrès, la mortalité augmente par toxicomanie, suicide et affections environnementales (dites « maladies chroniques »). Le mieux-être n'embraye plus sur le progrès médical, malgré l'accroissement constant des ressources qui lui sont affectées. Activée par des mythes puissants (la science, la technique, le marché, la santé parfaite), la machinerie médicale s'emballe alors que les indices de sa contre-productivité et de ses impasses se multiplient.

Une première série de questions interroge le champ médical. Non pas seulement la culture commune de la corporation médicale du XXe siècle et du début du XXIe, mais bien la tradition héritée de l'antiquité grecque, qui appartient à tous (au même titre que la politique, la philosophie, les sciences, le théâtre). Comment s'opère la technicisation de la médecine ? Quels bénéfices, quels risques engendre-t-elle pour les soignants, pour les patients et pour les bien-portants ? Comment la science, la technique, le marché, la santé parfaite influencent-ils l'institution de la médecine dite moderne ? La médecine peut-elle s'affranchir du discours technicien moderne ? Peut-elle inspirer des traitements plus effectifs des grands maux collectifs, voire une authentique prévention ?

Une autre série de questions interroge les relations entre les organisations techno-industrielles au sens large, la santé des personnes et la salubrité de l'environnement. Enfin, l'importance des constructions mythologiques dans les actions humaines conduit à rechercher des imaginaires plus féconds susceptibles de préserver la permanence des conditions d'une vie humaine digne.

Programme :   Présentation détaillée du programme   Présentation des intervenants

Les thèmes :  Détail par journée

  • Vendredi matin : " Industrie et santé : la fabrique sociale de la maladie "
     
  • Vendredi après-midi : " Du projet de soins à l'empire de la technique "
     
  • Samedi matin : " Critique de l'imaginaire technicien, pour un humanisme bien inspiré "

Le grand entretien préparatoire
réalisé par Sciences Critiques avec Joël Spiroux de Vendômois : Lire l'entretien

Lire les textes des interventions